Synthèse géopolitique

Voici mon devoir de synthèse réalisée autour de documents de géopolitique dont je n’ai malheureusement plus trace mais je publie le résultat à toutes fins utiles (note obtenue : 18/20).


Bien qu’ayant eu lieu aux États-Unis, les attentats du 11 septembre 2001 ont eu un retentissement international. La peur s’est éveillée partout d’un cran supplémentaire et l’Union Européenne est ainsi partie elle aussi à la recherche de solutions nouvelles, selon son propre modèle pour faire face à ces menaces terroristes.

Cependant, pour certains la coopération européenne ne doit se faire au détriment des valeurs européennes. De leur côté, les États-Unis proposent un autre modèle de lutte contre le terrorisme.

Dans la définition d’un modèle européen de lutte contre le terrorisme, la coopération entre États membres est primordiale.

Une coopération européenne

Afin d’assurer une coopération efficace, il est important de partir sur une même définition de ce qui constitue une menace terroriste ou un groupe terroriste. À cela, devront suivre des sanctions adaptées de la part de chaque État.

Or, la réponse individuelle fend la cohésion indispensable en matière de lutte européenne contre ce fléeau et s’ajoute à la lenteur d’application effective des réponses législatives à l’intérieur de chaque État. Le temps presse pourtant et nul besoin d’attendre le prochain attentat pour réagir plus vite et coordonner les actions (exemple du mandat d’arrêt européen créé en 2002 mais effectif en 2004 seulement).

Plutôt que de créer de nouvelles institutions, l’Europe préfère réajuster celles qui sont déjà présentes (Europol, Eurojust) et privilégier les échanges d’informations entre services de renseignement de chaque État.

En effet, grâce à cela, elle espère prévenir les actes de terrorisme, en particulier islamistes mais pas seulement. Cependant, la prévention passe par la collecte de données privées et certains craignent pour les libertés individuelles.

Libertés et sécurité : deux notions compatibles ?

La création de base de données sans le consentement des citoyens fait craindre des dérives possibles et remet en question les valeurs européennes quant au respect des droits fondamentaux. Il est donc nécessaire de trouver le bon équilibre entre garanties des droits et libertés et sécurité collective. On assiste d’ailleurs déjà à un renforcement de l’argument répressif (police) et à des atteintes à la présomption d’innocence.

Ainsi, l’Europe se tourne-t-elle vers un modèle qui va à l’encontre de ses principes pour emboîter le pas au modèle américain ?

Mise en parallèle avec le modèle américain de lutte contre le terrorisme

À la différence de l’Europe, les États-Unis partent « en guerre » contre le terrorisme.

La « guerre » terroriste et ses réponses

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 sur leur sol, les États-Unis affirment faire face à une menace nouvelle et assurer de ce fait une réponse du même ordre. Prêts à tout pour vaincre, ils souhaitent que l’Europe se joigne à leur course, notamment par une meilleure coopération internationale et par un renforcement de l’OTAN.

La réponse américaine se base volontiers sur la face militaire. Pour cela, et à la différence de l’Europe, ces États fédérés proposent une réponse collégiale ainsi qu’un rôle de l’exécutif accru.

Cependant, avec le « Patriot Act », des dérives sur les droits et libertés individuelles existent.

Respect de la vie privée

Aux États-Unis également, la collective massive et incontrôlée des données personnelles pose question quant à l’utilisation de celles-ci et à leur encadrement. Le citoyen américain est ainsi d’abord « suspect » avec les erreurs et conséquences possibles que l’on devine.

Bien qu’approuvant l’idée de coopération internationale pour lutter contre le terrorisme, l’opinion publique n’adhère pas à la torture, par exemple, pour extorquer des renseignements.

Ainsi, l’Union Européenne et les États-Unis convergent dans l’idée de diminution des libertés individuelles et droits fondamentaux pour la sécurité collective même si malgré tout le respect et la défense de ces valeurs conservent une place importante pour l’Europe.