Sommet UE-Balkans occidentaux 2024 : que dit l’Espagne ?

Le sommet Union européenne-Balkans occidentaux qui s’est tenu à Bruxelles le 18 décembre 2024 a été présidé par le président portugais António Costa, nouveau président du Conseil européen.

Carte : Par Olahus, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4392089

Les principaux résultats du sommet Union européenne-Balkans occidentaux incluent :

  • Renforcement de l’intégration : l’accent a été mis sur l’intégration accrue entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux à travers le plan de croissance, visant à améliorer la coopération économique régionale.
  • Engagement politique : l’Union européenne a réaffirmé son engagement envers les Balkans occidentaux sur divers plans, y compris la politique étrangère et de sécurité, en réponse aux défis géopolitiques actuels.
  • Atténuation des impacts de la guerre en Ukraine : les dirigeants ont discuté des mesures pour atténuer les répercussions de la guerre en Ukraine sur les économies et la sécurité des Balkans occidentaux.
  • Coopération sur des enjeux communs : des discussions ont eu lieu sur la gestion des migrations ainsi que sur la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, soulignant la nécessité d’une coopération renforcée dans ces domaines.

Photo : European Union

La position espagnole et ses défis

Dans son discours au Conseil européen, Pedro Sánchez a évoqué les points suivants :

  • Unité et cohérence de l’Europe : la nécessité pour l’Europe de rester un projet cohérent, uni et ferme dans la défense d’un ordre international fondé sur des règles, en particulier dans un contexte de fortes turbulences mondiales.
  • Élargissement de l’Union européenne : l’importance de l’élargissement de l’Union européenne, notamment en ce qui concerne les Balkans occidentaux, une “opportunité historique” qui signifie investir dans la sécurité, la paix et la prospérité pour l’Europe.
  • Engagement envers les valeurs de l’UE : l’adhésion n’est pas possible sans un engagement “ferme et loyal” envers les valeurs et les principes de l’Union européenne, tels que la démocratie et l’État de droit. L’adhésion implique donc également un alignement sur la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union.
  • Responsabilité partagée : la responsabilité du processus d’intégration n’incombe pas uniquement aux pays candidats, elle nécessite aussi un engagement de la part des États membres pour mener à bien les réformes internes qui garantiront l’efficacité de l’Union européenne élargie.
  • Engagement avec l’Ukraine : le soutien continu apporté à l’Ukraine, citant les 125 milliards d’euros d’aide et déclarant que la réponse unie de l’Union européenne était un exemple de ce que l’on peut obtenir lorsque l’on agit ensemble.
  • Défis mondiaux : la nécessité pour l’Union européenne de jouer un rôle décisif dans la reconstruction et la pacification de la Syrie ainsi que dans la gestion des migrations et de l’urgence climatique, en soulignant l’importance d’une approche conjointe et unie.
  • Investissements dans les biens publics : le besoin d’accroître les investissements dans la sécurité et dans les transitions numérique et écologique pour renforcer la capacité de l’Union européenne en tant que continent et en tant que projet.

Néanmoins, l’Espagne doit faire face à un autre défi de taille : elle n’a pas reconnu l’indépendance du Kosovo et cette position inflexible limite son influence sur les négociations d’adhésion et la politique d’élargissement de l’Union européenne.

MAJ décembre 2025 – Page simple pour un Web allégé.