« Mon roi déchu » (Laurence Debray)

Moi roi déchu, je suis déçue !

C’est en effet le livre d’une déception… et même de deux : celle de Laurence Debray face à son « roi déchu » et la mienne suite à la lecture du livre Mon roi déchu et ceci pour plusieurs raisons.

Mon roi déchu (Laurence Debray)
Mon roi déchu (Laurence Debray)

Premièrement, je n’ai à peu près rien appris sur Juan Carlos d’Espagne, les informations et anecdotes lues ayant déjà été dévoilées par d’autres voies, en particulier le documentaire vidéo dirigé justement par l’auteure ou encore les mémoires rédigées par la même auteure.

Ensuite, elle ne cesse d’être étonnée, paraît naïve et a du mal à comprendre les situations qu’elle vit ou bien a du mal à s’y adapter. On peut sans doute en partie imputer cela au regard attendri qu’elle témoigne tout au long du récit. Au moins, elle a la sincérité de l’évoquer. Mais justement et cela constitue mon troisième point : on a du mal à comprendre pourquoi quelqu’un capable de recul n’arrive pas à se départir de l’image idéalisée qu’elle s’est créée du roi d’Espagne. Lorsqu’elle s’entretient avec lui, sa maladresse et son insistance (tel un « tournevis » lui répond même Juan Carlos Ier, agacé) créent un malaise à la lecture car elle cherche à tout prix à retrouver dans les réponses du souverain l’image qu’elle a de lui. Pourquoi un tel fantasme reste-t-il dans l’esprit de l’auteure ?

Au final, il s’agit d’un livre très personnel, un témoignage qui pourrait parfois s’apparenter à un journal intime par les confessions qui y sont présentes.